3 janv. 2016

Janvier 2016: C'est l'heure du Bilan!

2015: Quelle année ! Émoticône frown Mais quelle année ! 
Elle s'est (dé) balancée avec extrémisme entre le bon et le méchant tout au long ses mois.

Mauvais : Il y a des pierre sombres sur la routes que l'on se croit capable de déplacer. Certaines ont leur source si profondément ancré qu'elles font état de racines. Un jour ou l'autre les racines brisent la route en laissant une trace sinueuse sur le chemin. Au printemps dernier, ma route a été brisée en créant des fissures chez les humains qui me sont les plus chers, mes enfants. Mais nous avons survécus. Plus encore: nous nous sommes renforcés.
Le Bon: Tout trauma amène des changements profonds. Parfois intenses, parfois subtiles. Mais toujours, il y a adaptation. Chez moi, il a fait resurgir mes valeurs fondamentales et mes croyances, le besoin de créer des liens, des aventures, des réussites, du bonheur. Construire du long terme. Je ne m'acharne plus : La vie est trop courte! Émoticône smile Je choisie des alliées proactives et me permet de me retirer de ce qui prends sans donner.
Ma plus grande réussite professionnelle : La bataille contre les coupures de la CSDL. Parce que mes actions ont rejoint considérablement plus de gens que je ne l'espérais. Elles ont créés un mouvement, nourrit une solidarité qui a permis d'être entendus non pas en tant qu'organismes, mais en tant que parents. Les changements ne sont pas encore présents. Mais cela n'a été que le début. Émoticône smile
L'intérêt des milieux scolaires et professionnelles envers mes formations et conférences fait aussi partie des grandes réussites de l'an 2015. Parce qu'après les parents, ils sont ceux qui ont le plus d'impact sur nos enfants différents. Parce que leur intérêt démontre une reconnaissance d'un besoin de mise à jour. Pour une première fois, je sens que la donne peut changer. 
Émoticône sMa grande réussite personnelle : Être restée debou
Ma plus grande fierté : mes enfants, leur force, leur solidarité, le lien qui nous unis.
Ma grande découverte : je sais aujourd’hui, ce qu'est une meilleure amie !

2016:
Des projets, des projets et des projets ! Développer le web interactif avec la mise sur pied de web conférences, capsule vidéos, émission web, etc. Poursuivre la bataille des coupures, aider, former, soutenir les milieux scolaires dans les intégrations des EHDAA, proposer de nouvelles formations. Regarder de plus près cette nouvelle capacité à peindre (!). Prendre le temps... 
Les parents, vous, avez tellement évoluées en 8 ans! Vous avez acquis une capacité de partage, de gestion, de compréhension exceptionnelle de la différence. Et que dire de votre mobilisation ! : Un salon de l'autisme, des magazines, des livres, des camps de séjours, ,de nouveaux OSBL, multitude de pages FB! Je vous vois vous rassembler et vous soutenir spontanément et je ressens une grande fierté.

2015 est maintenant le passé. Quand je regarde ces 12 mois de fou, ce que je vois en premier sont les multitudes de petites réussites, et de bonheur. Nous sommes le 1e e jour de l'an 2016. J'ai le coeur remplis d'espoir, et la tête pleine de projets.

Que cette nouvelle année vous apporte le plus beau des cadeaux: VOUS! :-)

Affectueusement,
Lyne
Émoticône smile

19 août 2015

VOS COUPURES ONT UN NOM: LE MIEN!


Bonjour, je vous présente ma façon de dénoncer haut et fort 
notre indignation face aux coupures dans l'éducation qui sévit présentement, 
créé pour la Coalition des parents pour l'école publique et sa campagne : 

Vos coupures ont un nom: le mien!

Faisons nous entendre! Partagez en grand nombre!


4 mars 2015

FAIRE DES CHOIX PRO AVENIR

Commentaire suite à la publication de l'intervention de M. Jean-François Roberge, le 26 février dernier. 


Jeudi dernier, le  26 février 2015,  M Jean-François Roberge , député de Chambly et porte-parole du deuxième groupe d'opposition en matière d'éducation, d'enseignement supérieur, de science et de recherche, a monté au front avec 3 parents et une intervenante d'Autisme Québec afin de dénoncer l'inaction des élus face à la scolarisation défaillante et inadaptée des enfants TSA.


" Notre système d'éducation N'A PAS SU répondre aux besoins grandissants», souligne M. Roberge.  Je ne peux qu'applaudir à la lecture de son audace et de sa sensibilité. 


Bon nombre d'enfants TSA ont la capacité de suivre une scolarisation standard sans modification de la pédagogie, avec quelques adaptations.  Comme, par exemple;  une diminution du nombre de problèmes de mathématiques à faire en devoirs, ou en examens. Entre 8 ou 5,  l'apprentissage n'est pas carencée. Ou encore , permettre que l'enfant puisse faire ses devoirs sur l'heure du diner, les travaux après une journée d'école considérablement plus exigeante que pour un enfant standard, rendant l'enfant 10x moins accessible à l'apprentissage.  Et la 1/2 heure de moins à l'extérieur aura une fois de plus, un impact insignifiant sur son comportement. Ou encore porter son toutou lourd sur ses épaules, lui permettre de marcher dans le corridor lorsque surcharge émotionnelle, lui offrir les coquilles quand le bruit s'intensifie.; lui permettre de faire ses examens à l'ordinateur... Ces diminutions lui permettent une concentration maximaleune baisse de l'angoisse considérable et une hausse impressionnante de sa capacité de réussite et de confiance en lui. Et n'a comme facture, 3x rien. 


Parce qu'un enfantTSA, EHDAA ou non, NE PEUT PAS développer d'habilités sociales s'il ne vit pas en société. L'école, EST une société complète. Pas la classe spécialisée. Ni l'école spécialisée. Elles sont définitivement nécessaires aux enfants aux capacité d'apprentissages réduites, à l'anxiété handicapante  ou de comportements dangereuxEt Les élèves HDAA ayant la capacité de suivre le programme académique gouvernemental, autonomes et non violents devraient avoir accès à la scolarisation en classe régulière. Les deux possibilités ont leur raisons d'être, l'une étant aussi indispensable que l'autre. 


On demande aux EHDAA de ne pas être dérangeants. Mais on ne leur donne que très peu de moyens pour parvenir à s'autogérer. Pourtant, cet investissement permettrait une économie future plus que substantielle de ce fameux temps, et précieux papier vert.  


Et les couteuses absences du boulot des parents - pour ceux qui ont un boulot! -  pour se battre contre un gouvernement égocentrique qui n'ose pas se positionner et laisse le flou et la flexibilité ravager ses citoyens.


Et l'absence de mise à jour  aux enseignants et TES sur la réalité de la présence des EHDAA et de leur unicité, le nombre d'heures de cours obligatoire sur le sujet lors de leur formation cégépienne ou universitaire étant désuet depuis déjà bien longtemps! Comment peuvent-ils se sentir adéquat alors qu'on ne les aident pas à aider?


Le TSA qui a le potentiel de réussite mais est tassé par manque de ressources,  qui décroche rapidement du système qui n'en veux pas ( 70% des décrocheurs sont des EHDAA dont fait parti le TSA) quel genre d'adulte va-t-il devenir? À qui fera-t-on  porter le chapeau de la mésadaptation des 35% d'élèves HDAA devenus adultes HDAS (handicapés ou en difficulté d'adaptation sociale)?  Qui paiera pour leur bien être social, leur chômage répétitif, leurs dépressions répétitivesleurs maladies, les subventions gouvernementales qui, au lieu de durer un maxime de 18 ans, durera toute leur vie?


Si le gouvernement retirait ses œillères et regarderait plus loin que son propre mandat, il verrait à quel point le développement du présent phénomène social aura un effet destructeur qui touchera non seulement les personnes impliquées avec les élèves TSA, mais la société québécoise entière.  Cela va à l'inverse même du rôle d'une gouvernement. 


Avec l'augmentation exponentielle des enfants autistes sans déficience intellectuelle et/ou de type "asperger" scolarisés (Tout TSA confondu: 1/ 80 au Canada - 1/65 aux USA), ne pas permettre leur développement social et académique est d'amputer volontairement l'autonomie future de bientôt 50% des gens d'une génération.  Il y a des génocides qui ont touchés moins de gens que ça....


Depuis des années, je fais mon cheval de bataille la scolarisation des enfants TSA, TDAH, autre HDAA. Il y a encore pas si longtemps, les travailleurs de l'éducation étaient majoritairement fermés à l'intégration scolaire, craignant qu'elle soit sauvage et inadéquate.  Aujourd'hui, bon nombres d'entre eux dénoncent  le manque de ressources et de connaissances dont ils sont victimes.  Et pourtant, malgré cet éveil du milieu, le gouvernement coupe à blanc dans l'éducation et la santé, deux structure interreliées dans l'autonomie de leurs citoyens. C'est inacceptable quand on sait que le gouvernement peut faire autrement s'il cessait simplement de jouer à l'autruche. 

 

Lyne Laporte

Mère de 4 enfants HDAA

Fondatrice de Ted-à-Coeur

Formatrice et Auteur  : 

Guide d'intégrations scolaire de l'élève TSA en classe régulière

lynelaporte.tac@gmail.com

4 janv. 2015

DANSER SUR SA TOMBE

Danser sur sa tombe, flotter de bonheur de la voir disparaître, lever symboliquement les restes d'un vieux verre de vin vinaigré à sa disparition et flirter outrageusement avec la nouvelle venue. Quelle bonheur! 

2014... Année record de batailles, d'angoisse, d'intervention particulièrement avec les instances officielles. Non pas par leur nombre, mais plutôt par leur intensité, les dégâts qu'elles ont causées, les fatigues provoquées.  Les mois défilant avec un poids de trop, mais ho! combien connu.

Les parties gagnées peinent encore aujourd'hui à diluer les cassures d'ou elles sont nées. Elles me laissent un gout de désabusement amère, digne bégaiement redondant ayant pris racine sur le bout de ma langue, comme pour me rappeler que nous vivons dans une société ou les experts n'en sont pas toujours. Les contes urbains ont pris vie sous les formes des plus mesquines de notre espèce,  dans la manipulation, la pédophilie, le narcissisme, la satisfaction divisée de soi-même. J'ai détesté 2014. La laide, la malade, la fermée...    Je sais. Quels grands mots! Aujourd'hui, avec quelques jours de retard, je suis prête! J'enterre avec un  plaisir sadique et assumé la dernière année et enferme ses cendres dans  une urne aux milles serrures. Que je double d'un sortilège, brûlant toute tentative de retour de "l'autre". Au cas ou!
 
Quelques rayons survivants:  

Le soutien, l'ouverture et la confiance de mon homme dans tout cette boucane toxique qui l'a bien malgré moi touché. Sans mon Lui, j'aurais définitivement brûlé plus de plumes et aurais eu plus de mal à rouvrir mes ailes.

Le courage des mes fils, qu'on a brûlés de pluies acides. Courageux hommes en devenir dont la volonté d'aller mieux a été sauveur. Toujours fragiles, mais plus confiant qu'avant. On dit que les épreuves apportent la force et la découverte de soi. Je dis qu'elle défait les rôles et les masques et montrent des visages inconnus de soi et des autres. De bons et de mauvais nous obligeant à choisir.

Le soutien et l'accompagnement d'un presque fils d'autre mer dans sa redécouverte de son tout. Semaines d'été difficiles pour tous. Mais, au bout du compte formatrices pour toutes les parties concernées.

La rencontre d'une femme exceptionnelle, étrange miroir de mon moi-même, dont l'amitié m'est aujourd'hui précieuse.

La confiance inébranlable d'une amie qui n'a jamais douté.

Toi, 2015, c'est avec soulagement, et confiance que je t’accueille. Je regarde mes enfants avec un respect jusqu'à lors inégalé. Je cours déjà a pleine allure vers les projets que le dernier souffle de 2014 a laissé sur le parquet de ma porte.  J'embrasse les nouveaux potentiels tant personnels que familiaux que tu m'apportes. Et je danse de joie autour de celle qui n'est plus! 

Bienvenue belle 2015!

30 nov. 2014

JE SAIS...

Oui, je sais... Ils ne savent pas... Comment pourraient-ils? Ils disent "oui, oui, je sais! :-) " avec ce soupire qui vous fait sentir stupide et qui enrage. Mais non, ils ne savent pas. Ils sont des parents contrôlés, qui ne se fâchent pas, qui argumentent, qui ont des enfants standards, s'entourent de familles standards, dont les enfants réussissent sans tourment. 

Je sais... Ils ne savent pas... Car on ne leur a jamais dis que les pronostiques des diagnostiques de leur fils sont gang, drogue, vol, décrocheur et batteur de femme, sociopathe, prison. Ils ne savent pas d'ou votre enfant vient. Là ou il est. Et là ou il va. Ils ne se sont jamais réjouit d'un "ptit" 70 % dans le bulletin. Ne comprennent pas tout le tapage que l'on fait quand ça dépasse toute nos espérance. Ils détournent les  yeux quand çà déroge un peu trop. Ils gardent les contacts aux stricte réunions familiales, étant spontanément défavorables à l'éducation dont ils sont témoins, et  les enfants étant trop épuisant. Ils se disent que bien sur, c'est vous qui exagérez.  

Je saiisss... Ils ne savent pas... Ils ne se sont pourtant que peu intéressés aux réalités de sa vie, ni aux travail de l’équipe Maman-Gamin. Ils n'ont aucune conscience des efforts de chaque petit pas, des sacrifices partagés, gardant les conversations au niveau des bienséances, sans vraiment chercher à comprendre. Les réunions familiales, c'est fait pour se détendre!  Et malgré ce manque de connaissance de la réalité, ils s’improvisent plus grand connaisseur, sauveurs, remplaçant parental temporaire, et juge de situations non typiques qu'ils ne reconnaissent pas en être dépassées,  inquiétant du même souffle toute les membres de la famille. Ils cassent au sabre le travail des dernières années, outrepassant leurs droits de famille élargie avec une innocence presque touchante.

Je le SAIS! Ils ne savent pas... Car là encore, l’innocence de la compréhension standard et la réelle croyance en la bonté de leur actes est dans leur regard. Lorsque finalement les semaines à venir, je ramasserai les pots qu'ils auront cassés avec cette douce innocence que j'envie, et que je tenterai tant bien que mal de réparer, ils resteront insouciants, lointains, et non concernés. Ils ne verront pas l'ampleur des dommages qu'ils ont aujourd’hui causés. Et cela fait d'eux, des gens émotivement dangereux pour l'enfant différent. Ma famille, ce sont mes enfants. Et ma protection leur est réservée. 

Je sais qu'ils ne savent pas! Est-ce donc alors pardonnable?  Je suis en colère, déçue et fatiguée de recoller les pots que d'autres ont cassés. J'ai l'âme à l'envers de voir celle de mon fils s'accrocher à la perche de déni qu'on lui a si innocemment tendus.

Ce soir, il y a eu cassure... Et pour une première fois depuis longtemps, j'ai mal à mon être.

8 oct. 2014

L'ÉCOLE: PARTIE INTÉGRANTE DE L'ACCOMPLISSEMENT SOCIALE TSA

Je crois intimement que l'évolution de nos enfants, quelle que soit sa place sur le spectre, passe par l'intégration sociale. Quelle soit occasionnelle  ou continuelle. Sporadique, ou régulière: un enfant TSA rarement mis en société sera un adulte plus carencé qu'il n'en a la capacité.  


Pour les enfants capables de suivre une scolarité externe, l'école devient partie intégrante de l'apprentissage social. Qu'on le veuille ou non. Avec ou sans bonne volonté.  J'oserais dire qu'il est préférable de scolariser notre enfant à la maison que dans une institution ou ses difficultés ne sont pas suffisamment reconnues et soutenues, l'apprentissage négatif ayant une empreinte émotionnelle de loin plus profonde que les acquis positifs. Malheureusement, l'école à la maison est rarement possible, du à ses coûts et ses investissements parentaux: nous n'avons pas tous les habilités d'enseigner.


CHOYÉ, VOUS DITES?
Petit rappel: mon fils est  de niveau secondaire 2 (13 ans, donc), scolarisé dans une école publique de 1e cycle du secondaire (soit sec. 1 et 2 seulement) de 1700 élèves. Il est intégré depuis la maternelle dans des classes standards avec mesures d'appuie (!).  Il a été le 1e TSA de son école primaire à être scolarisé en classe standard, malgré le désaccord de la direction. Vive l'autodidaxie!
Ou en étais-je? Ah oui! Le Plan d'Intervention! :-) Comme à chaque début d'année, j'ai demandé une rencontre avec la direction de l'école de Thomas afin de faire la mise-à-jour de son plan d'intervention. Mon agenda a donc sonné le soir d'avant, m'indiquant la rencontre du lendemain. Et comme les 2 dernières années, j'ai voguée de belles constatations à l'autre.


Oui oui! Je sais! Je suis totalement vendue à l'école PJ! :-))) Quand l'école organise une pré-entrée pour tous les élèves anxieux 1 jour avant la date officielle (remise de case et de l'horaire, visite de ses locaux, 1e contact avec la TES), qu'elle choisie les classes les plus petites pour l'enfant, qu'elle place les 2 enfants d'une même TES dans le même groupe,  Quand la direction adapte sa pensée à l'enfant, que les enseignants démontrent une volonté de comprendre, que l'équipe en place préconise le soutien au punitif, qu'elle tient compte de l'émotif et du bien-être de l'enfant; que la rencontre  du PI prend le temps sans compter; 1h30 d'explications, de partages d'idées, de solutions! et que les enseignantes de mathématique et de français reste jusqu'à la fin, tout ça dans une école publique standard d'une commission scolaire, dont les frais de gestion se situent à 3.7% du budget total,  saigné à blanc par le gouvernement pour équilibrer les mauvaises gestions d'autres institutions,   je ne peux que dire WOW! :-)) Oups! vive la politique! 

Je vous partage ici avec plaisir les grandes lignes du Plan d'Intervention mis en place pour mon fils : mettez-le sous le nez de vos directions; utilisez-le comme plateforme de travail; exigez en autant! Osez!!
(SPI = soutien au plan d'intervention; E = enseignant; TES = TES  P = Parent)

La norme du secondaire

  • Utilisation d'un ordi avec Word Q et Antidote lors des examens et travaux de rédaction pour toutes les mathières :(E + TES)
  • Bénéfice de 1/3 de temps supplémentaires lors des exams (E + TES)
  • Examens effectués dans une classe SPI (E+TES)
  • Utilisation du lexibook (E)
  • Calendrier plastifié  pour rendre visible l'ensemble des travaux et devoirs (P)
  • Aide aux devoirs les mercredis midi (TES + Tom)

L'hors norme du secondaire :-) mais Ho! combien devrait l'être!

  • S'assurer que Thomas a bien écrit toutes les parties importantes de ses devoirs en détaillant verbalement toutes les étapes.(nom du livre du devoir, la date de remise, la page et nos, les matéraiux dont il a besoin), (E)
  • Manipulation d'un item sensoriel de son choix pour augmenter sa concentration (Tom)
  • Assis dans la première rangée (E)
  • S'assurer qu'il révise ses examens avant de les remettre (E + TES)
  • Vérification de la propreté de la rédaction des devoirs pour qu'ils soient lisibles (E+TES)
  • Systeme de couleurs pour les devoirs examens travaux long termes (TES + E)
  • Morcèlement des devoirs longs termes (TES + P)
  • Acceptation de diminution de devoirs lorsque les exercices sont redondants  (E + P)

Bien sur, Thomas est impliqué dans chacun de ces points, le but étant de l'aider à s'auto - "autonomisé". Les écoles secondaires, en général refusent de mettre en place un soutien incluant la partie "hors norme", jugeant que l'enfant ayant réussit son primaire devrait avoir acquis cette autonomie avant son entrée au secondaire. Toutefois, pour nos TSA, ce n'est pas tout-à-fait un problème d'autonomie ou de maturité. Leurs différences cognitives se situent plutôt dans leurs fonctions d'organisation, d'attention soutenue, de calligraphie (!), de gestion du temps. Toutes typiques du TSA .  Si Thomas va si bien aujourd'hui, qu'il dément bon nombres de prévisions d'évolutions pour un TSA de son niveau de départ, c'est en bonne partie grâce à cette ouverture vers l'élève.  Il est impossible de "travailler" ces côtés avec notre enfant sans la participation du milieu scolaire. Et malheureusement, au secondaire, il s'y refuse trop souvent.



Autre chose: tous les soutiens nommés, n'impliquent pas de dépenses monétaires autre que la paie de la TES (temps partiel avec Tom). Et aucun de ces soutiens n'a d'impact sur les autres élèves de ses classes, L'enseignant n'a pas de surcharge de travail, son implication étant plutôt de la supervision. 


Nos enfants TSA encombrants, dérangeant, épuisants et couteux? Hum....  Là ou plusieurs parlent de sous, moi je parle de volonté. Et je salue bien bas l'institution qui ose.




27 août 2014

À TOUS LES ASPERGERS NON DIAGNOSTIQUÉS


Qui suis-je? Question facile et évidente: je me sais, 

Mais... Que suis-je? Le Mouton noir, "l'originale" , celle qui ne fait comme les autres, l'exclue. 

Pour les amies, mes étrangetés sont affectueusement expliquées par le fait que " C'est Lyne!"  et ca dit tout. :-)

Mes échanges avec plusieurs adultes aspergers, d'abord pour m'aider à mieux comprendre un avenir plausible pour mon fils. Et mon grand plaisir de leur conversation. La rencontre avec quelques uns d'entre eux, et l'amitié sincere qui en naquit.. Mon sentiment d'être à ma place. Et prendre un si grand plaisir a leur compagnie. Fascinant, cette réciprocité...  Des petts cailloux que la vie laisse et qui attirent mon attention comme la fleur, le papillon. 

Malgré un diagnostique négatif il y a quelques années,  le doute reste... Persistant. Titillant. Par moment, envahissant: Et si j'en étais?

Je vous partage cette merveilleuse réflexion de Jean Michel Devezeaud.:





"Je suis très touché par plusieurs témoignages sur le groupe Facebook "Nous les Aspergers", où on voit bien dans quels tourments se trouvent ceux qui n'ont pas la chance (parce qu'il s'agit vraiment de chance dans certains cas pour accéder à un professionnel compétent en matière d'autisme) d'avoir un diagnostic.

Ce qui fait très peur aux aspies non-diagnostiqués, c'est le fait de ne pas être sûr, la peur de se faire des illusions, le sentiment de ne pas être légitime, de se tromper, de ne pas assez s'y connaître en psycho pour être certain, ou le manque de confiance en soi typique des aspergers va jouer un rôle écrasant. Mais on n'est pas tous asperger de la même façon, il y a des nuances. Et puis, les aspies non-diagnostiqués, en écrivant, en se confiant, voient les autres, diagnostiqués, valider ou pas ce qu'ils disent. C'est un début de communauté et c'est la communauté qui valide ou pas, implicitement, la qualité d'asperger chez une personne. Si on ne dit rien, c'est que tout va bien !!!

Il faut souvent du temps, parce qu'il ne suffit pas d'avoir souffert d'exclusion durant l'enfance pour dire "c'est un(e) aspie !" Mais si on s'intègre parmi les aspergers, sans décrocher au bout de plusieurs mois, et qu'on évolue même, dans ce milieu atypique, en y prenant de plus en plus d'assurance, pour moi ça vaut un diagnostic officiel.

J'ai connu l'errance diagnostique pendant plus de 20 ans. J'ai envisagé plusieurs pistes, jamais satisfaisantes à long terme. Depuis mon diagnostic d'asperger, ma quête a pris fin et ma vie a commencée. Si on se stabilise dans cette idée qu'on est asperger, si c'est apaisant, c'est plutôt un très bon signe ! Si on ne l'est pas, ou si on a un trouble associé, on aura besoin d'aller chercher encore ailleurs. Je sais que rares sont les aspergers qui ont assez confiance en eux pour pouvoir se permettre de ne pas avoir besoin d'un diagnostic officiel. C'est une exigence intellectuelle assez typique des aspergers, bien qu'elle ne soit pas systématique, c'est quand même très courant.

Les aspergers se reconnaissent souvent entre eux j'ai l'impression, il y a une affinité, un courant qui passe, une facilité qu'il n'y a pas avec tout le monde. Je ne suis pas sûr que ce soit vrai dans 100% des cas, mais je l'ai souvent vu.

L'histoire du "vilain petit canard" est particulièrement parlante pour moi. J'ai voulu croire plus d'une fois que j'avais trouvé ma "communauté", les gens comme moi, mais sans jamais m'y intégrer vraiment. Et le jour où je rencontre les "cygnes", je ne voulais pas y croire.

Un dernier petit message, pour les personnes qui viennent en aide aux autistes ("portent secours aux autistes" seraient même plus exact vu la situation) : quand on est autiste, on l'est aussi avant le diagnostic. Soyez prudents."




22 mai 2014

LA PEUR DE LA PERTE DE SON ENFANT: 1001 VISAGES!

Reproduction de Thomas (Avril 2014) de Le Cri de Edward Munch, 
symbolisant l'homme moderne emporté par une crise d'angoisse existentielle.
" Lyne, pourquoi cette bataille? Pourquoi tous ces sacrifices, fatigues, angoisses? Pourquoi ne pas juste laisser passer et attendre de voir?" m'a-t-on demandé justement hier. 

PARCE QUE, ont répondu silencieusement les petites Lyne Instinctive et Maternelle: Je ne pourrais pas vivre en sachant qu'une / des actions de ma part auraient pu changer la done, et que je n'ai rien fait, a été la réponse verbale à "On". 

Aujourd'hui, une amie a partagé cette vidéo. Et malgré moi, les larmes ont coulé. Notre cerveau peut être si cruel par moments!!! Ayayaye! Il s'est jouer de moi en utilisant le joli montage pour me faire voir... Je regarde donc défiler les images et je vois mon enfant et sa candeur... Je vois la Main invisible qui tire sur sa douce et belle ficelle... Je vois les yeux de mon fils qui s'écarquillent. Je vois des nouvelles craintes dans leur profondeur... Je remarque une anxiété plus grande et constante. Je vois mon fils qui tente d'attacher un bout de ficelle à la mienne. Et la Main qui tire plus fort et plus vite... Jusqu'à plus d'enfant. Quand enfin! un nouveau fil apparait, il est Noir. Fermé. Dense. Inaccessible.

Ça y est! Je suis en état de choc! C'ets fou ce que le Mrs Neurones réussient à faire d'une simple video belle et remplie d'espoir!! O.O 

Pourquoi, Madame "On"? Parce que ce que l'on fait aujourd'hui aura inmancablement une incidence sur le futur de mon fils. Parce que je refuse de laisser une Main - aussi pesante soit-elle - tirer sur sa ficelle risquant sa disparition. Parce que si il y a disparition, elle ne sera pas suivi par un renouveau comme le message d'espoir de la video. Parce que cette douce ficelle reviendrait noircie, abimée, par de nouvelles empreintes psychologiques d'un vécu évitable, le fil possiblement réparable à coup de duktape defaillant créant excatement ce que Main disait vouloir éviter. Parce que la ficelle présente a le potentiel et la volonter de devenir plus solide, plus forte. Il faut la nourrir!. Pas la contre - tirer.

Non, Mme "On". Mon fils n'est pas mourrant! Il n'est que TSA. Si la situation est différente, l'émotion qui s'y rattache est la meme: la sensation que quelque chose a le potentiel de défaire la merveilleuse ficelle de notre enfant et l'incapacité de regarder et laisser faire... Voilà les pourquoi. Voir le soulagement qu'apporte ma croyance en lui dans les yeux de bafouilleux de mon fils est définitivement le plus solide de tous les leitmotiv!:-)

La peur de perdre son enfant a bien des visages!

Finale positive : Peut importe l'impact et/ou l'analyse que vous ferez d'elle, cette vidéo est indéniablement une petit chef d'oeuvre. Elle ne peut vous laisser de glace :-) 











5 mai 2014

LES MYTHES: VÉRITABLE FLÉAU BIEN ENRACINÉ!


6 mois.... 6 mois d'absence! 6 longs mois ou j'ai dû remettre mes gants de boxe, mon chapeau d'enquêtrice et celui de coach au dépit de mon état de mère.  Le but? Bloquer des démarches que certaines institutions ont enclenchées dues à de mauvaises analyses et compréhensions d'évènements familiaux, démarches enchaînées à de marches à suivre automatiques et mathématiques. Devoir être son propre coach, c'est le calvaire! :-S Après 3 ans de simples "petites batailles", ces retrouvailles ont été et sont encore prenantes, essoufflantes, mais tellement importantes! Quelques 5 colorations capillaires, l'état d'hôte prolongée d'une colonie d'urticaire persistante et la pertes de quelques kilos plus tard, j'arrive à un tournant qui, je l'espère, remettra les choses en perceptive. 

Le déclencheur? Des conclusions basée sur une compréhension erronée, dépassée,  de la pensée autistique par des instances qui s'auto octroient le droit d'imposition des choix d'interventions. Qui a dit que les études ne servaient à rien, que je lui parle nez-à-nez? Les miennes m'ont énormément aidées et m'aident encore. (psychopathologie / psycriminologie / développement pathologique de la petite enfance, etc. :-)) Tout comme tous les cas vécus partagés au fil de mes rencontres via TAC. 

Non. Les évènements présents ne sont pas le sujet de cette chronique. Étant encore en batailles, je ne suis pas décidée de son partage pour le moment. Toutefois, Ils ont renforcit l'urgence d'actualiser les connaissances de ceux qui sont sur la première ligne d'aide des parents, des enfants et des adultes autistes. Ils ont confirmé l'importance de démolir les préjugés et mythes sociaux. Cette réalisation audiovisuelle commune est l'une des résultantes de cette réflexion et constat d'urgence. Pour moi, par mon expérience. Pour eux, par leur réalité.




MON CONSTAT

Le savoir est le complément de la connaissance, et non son égal.

J'ai lu, j'ai rencontré,  parlé et mentoré des centaines de familles TSA aux degrés divers au fil des ans.  Et j'ai appris. J'ai appris que le vrai n'était pas ce qu'on disait.  Que ce qu'on disait amplifiait l'incompréhension sociale et bloquait les évolutions des personnes TSA au lieu de les aider à avancer et à être bien dans leur peau, heureuses.

Malgré le  déni de bien des instances, j'ai constaté que pour une grande majorité des personnes TSA, l'empathie, l'humour, l'amour, le besoin de l'autre étaient bien présent, mais simplement exprimé différemment des NT. Différemment entre eux aussi.  Que si on s'en donnait la peine, ils nous sauteraient aux yeux. Mais voilà. Cela n'existant officiellement pas, on ne peut pas. On  ne voit pas.  On ne cherche pas. Et ont fait des erreurs...

Le cerveau du TDAH a besoin de lunettes. Cela est de nature publique et reconnue. En comparaison avec le neurotypique (NT) des pays dits civilisés, celui du TSA est légèrement déphasé. Pour comprendre le monde comme la personne TSA le comprend, nous devons déplacer notre regard de quelques millimètres. Les mythes véhiculés inconsciemment ou non par les médias et les enseignements, l'absence de mise à jour chez les intervenants TSA, incitent à garder les lunettes bien en face des yeux neurotypiques. Ce qui rend impossible la mise de chaussures TSA ... La rigidité émotionnelle de bon nombre de NT les empêche de faire par eux-mêmes l'adaptation de la vision, recherchant d'avantage le si sécurisant connu. (Tiens tiens... Ne sont-ce pas là des traits typiquement autiste??? hum..... ) 

Ainsi, en 2014, le regard social sur les autistes reste biaisé, floué. Les intervenants gardent en  place des techniques d'interventions basées sur une perception de l'autisme dépassée qui stigmatise davantage les personnes autistes, les gardant dans un cadre si rigide qu'ils ne parviennent pas à s'intégrer et évoluer au maximum de leur potentiel. Plus encore! Certains de ces mythes tels que le manque d'empathie et le non désir de contact avec l'autre provoquent une compréhension du comportement et de la pensée de l'autiste qui peut être dangereuse, attribuant à la personne des motivations inexistantes.

Depuis des années, je fais mon cheval de bataille de réajuster le tir à chacune des occasions qu'on me présente. Et voila que 15 personnes me permettent de travailler de concert avec eux pour le crier sur les toits du monde. Ils m'ont fait le plus beau des cadeaux.   Voici le résultat d'un travail d'équipe exceptionnel ou ni la distance, ni le court délai (10 jours!) n'ont empêché sa réalisation. Impossible de refuser. :-)


Parents, notre force est la solidarité!

Petite bémole: Attention à ne pas tomber dans le clivage émotionnel du "Encore des autistes de haut niveau!". Le tirage de couverture interne au milieu nourrit la mystification. Dans la vraie réalité, la vie avec ou en tant qu'autiste moyen à sévère peut être plus facile que la vie avec ou en tant qu'autiste de haut niveau. Ou égale, ou l'inverse.  Si certaines différences ont une grande uniformité, le TSA n'en fait pas partie. Cette phrase, connue de tous, suffit: il y a autant de formes d'autisme qu'il y a d'autistes. Ainsi, impossible de tout souligner d'un coup.


Ce montage ne rejette nullement la réalité des personnes autistes se trouvant ailleurs sur le spectre. S'il est vraie que les compétences autistiques se différent largement d'un être à l'autre, les mythes énoncés sont visibles un peu partout dans le TSA. Pas partout, et pas pour tous. Mais par une majorité.  Et ce, peu importe ou la personne se trouve sur les marches du spectre. 

Parler, dénoncer les fausses réalités, réajuster les tirs que l'on voit mal visés via des écrits, des blogues, des reportages, des vidéos! permet d'avoir un impact et d'attirer l'attention sur le mal que propage ces mythes. Une fausse réalité à la fois. Il y a encore beaucoup de travail de démystification à faire! Ce n'est qu'un début!

Finit la parlotte! Je vous laisse écouter les autistes...


27 août 2013

OUI, IL Y A DES SERVICES AU SECONDAIRE!

Thomas, 28 aout 2013
Thomas a fait sa pré-entrée:-) Il a visité les différentes installations de l’école: piscine, salle de murs d'escalades, différents niveaux, locaux de science, art, musique, bibliothèque, etc. Il a reçus son no de casier ( qui est près de l'entrée ;-)), y a mis tous ses effets, a reçu son horaire, déjà copié sur le petit tableau effaçable qu'il a collé à l'intérieur de sa case.:-) Il a pris le temps de  tout organisé à son gout! :-D On a aussi rencontré sa TES, qui était sincèrement réjouie de pouvoir lui parler dès maintenant. Elle suivra 3 enfants dont 2 dans la même classe (celle de Tom :-)). Elle sera donc au minimum à mi-temps avec Tom (si besoin est, bien sur!) Nous avons déjà eu notre 1e rencontre!! quoique officieuse, sur les bancs de la cafétéria:-) Nous avons jasé à 3, pendant 3/4 heure. :-)

Si ça me réjouit plus que je ne peux le dire, j'ai aussi un gout amer des souvenirs passées qui remonte dans ma gorge.  Pendant les 4 dernières années, on m'a  raconté que Tom n'aura droit à AUCUN service au secondaire....  Je ne sais pas combien de fois la direction de l'école m'a dite: "De toute façon, Mme Laporte, votre fils n'aura plus de services dès son entrée au secondaire." Ou encore : "Faudra que votre fils s'habitue. " "Il sera retranché dans une classe spécialisée (lui qui est intégré avec succès depuis le début de sa scolarisation !)"  Que les TES en classes à ce stade de la scolarisation, ça n existent pas. Qu'il n'aurait pas d'encadrement, ni d'adaptation. Qu'il ne serait plus traité en... bébé O.o ( Mon dieu qu'il ne faut pas savoir de quoi on parle pour dire ça!)  Pourquoi? Pourquoi toute cette dégradante ignorance?? Comment peut-on autant se tromper?

Ils m'ont fait peur, terriblement, ces gens du système. Comme ils le font encore aujourd'hui à d'autres parents, qui anticipent, tout comme moi, l'entrée au secondaire de leur original. Me semble qu'on a pas besoin de cette démoralisation, ce "brain washing" négative. Je me suis préparée, voir su-préparée à me battre pour que mes fils aient le minimum nécessaire à leur adaptation  et réussite scolaire dans l'espoir de pouvoir leur donner la possibilité de choisir leur futur, au lieu de subir.. Préparation éprouvante, stressante et finalement, vaine. Si je n'avais pas cette déformation professionnelle de chercher par moi-même les réponses... si je n'avais pas un fils plus vieux me permettant de m'impliquer dans l'école secondaire des enfants...

J'ai eu la chance d’apprendre à connaitre l’école  ou mon fils fait son entrée, via la scolarisation de Lawrence. J'ai pu y poser toutes les questions qui me titillaient. Et on ne m'a pas mentis dans les réponses données. Aujourd'hui en a été la preuve: mon fils aura 2x plus de services et d'accessibilité qu'à l'école primaire. Je pense entre autre à l'accessibilité d'une spécialiste en tout temps, quelqu'un prenant la relève si sa TES n est pas disponible et que le besoin se fait sentir.  Les devoirs adaptés et fait à l’école si besoin est. je pense à cet accueil 1 jour avant pour permettre aux enfant angoissés de faire connaissance avec leur environnement (je crois en l'entrée graduelle au primaire pour nos enfants particuliers. Mais je rêve en couleur... ). Et à la possibilité de faire connaissance avec sa TES en avance. (ayayyae! je l'ai demandé si souvent!)

Services sociaux et écoles ne devraient-ils pas être au courant des services offerts  au secondaire dans leur propre commission scolaire? Ne devraient-ils pas être au courant des écoles qui les offres, ces services? Ne sont-ils pas au sein de la famille dans le but de les aider, de les outiller et de les guider vers les bons services? Pourquoi ses secrets?  Est-ce seulement à la Poly Jeunesse que ces services sont offerts? Si tel est le cas, je vous supplie de réserver la place de votre enfant d'ors et déjà à cette école! Mais entre vous et moi, j'en doute...

Je suis Ho! Combien heureuse d'avoir eu raison de ne pas me laisser convaincre par leurs discours. Et d'un même souffle tellement fâchée du manque de préparation et de connaissance de l'environnement social. Cela ne devrait pas être.... Simplement!

L'entrée au secondaire de Thomas sera probablement une réussite. Son angoisse n'est presque plus existante, remplacée par l’excitation de cette nouvelle étape.  Et la mienne ,  calquée sur la sienne, n'est plus qu'un vague fantôme. Je fais un pied de nez , un gros, un énorme pied de nez! à tous ceux qui ont dit "impossible!" Et je trinque à la mort du primaire de mon fils! 

23 août 2013

LA RENTRÉE; SOURCE INÉVITABLE DE STRESS PARENTAL




Ça y est! On y est! L'été s'achève et l'école arrive dans quelques jours... Comme à chaque année, Méninge, mon petit hamster intrusif, cruel et inconscient,  court et court sans répit dans sa roue. Impossible de l'arrêter, ce coquin! Welcome Home, Angoisse de la Rentrée!

En fait, chaque rentrée amène son lot de stress et d'angoisse. Cette année, la rentrée scolaire de la Villa du Mouton Noir est exceptionnelle: 3 enfants, 3 changements d'école... Ce qui n'aide en rien le ralentissement de Mister Méninge... :-S

D'abord, Lawrence (TDAH - TOP- Dyslexique) passe de la Poly-Jeunesse - qui enseigne le 1e et 2e secondaire - à Curé Antoine Labelle. Il y sera jusqu'à son 5e secondaire. Il change d'école comme tous les élèves de Poly. Il garde donc son même environnement social.   Les défis et la nouveauté ne l’effraie pas. Et il a la capacité de soulever des montagnes :-) (Il ne le sais pas encore...) Je sais qu'il s'adaptera bien. Ca m' en fait un de placé:-) Yé!

Sarafaye, ma fille de 8 ans, est rapatriée à son école de quartier. Non non! Ça ne m'est nullement imposée. Bien au contraire! C'est un choix que j'ai fait. Parce que ses grands frères ne sont plus à l'école initiale. Parce qu'elle est en manque de vie de quartier... Parce qu'après 7 années de transport parental matin et soir,  Maman (moi)  pourra prendre sa retraite comme chauffeur d'autobus personnel ... Décision  que ma TDAH - impulsive ne demandait pas. Et qui fragilise le sol de sa rentrée. Nouvelle école. Nouvel environnement social. Qui, j'ai bonne espoir (soupire!), sera bénéfique à moyen terme. Tout de même! Le stress, petit vicieux! s'amuse à passer le bout de son nez en me narguant d'une grimace.

Quant à Tom, il change d'école,  passage au secondaire oblige. ET d'environnement social, n'ayant pas suivi sa scolarité primaire à l'école de quartier. Il devra prendre l'autobus de la ville (circuit élèves)  pour se rendre à l'école. Il y aura 1600 élèves qui bougeront, parleront, fermeront leur casier, autour de lui. Il devra changer de classe avec ses livres. Prendre ses notes de cours. Suivre par lui-même un horaire... Enfin... Tout ce qui vient avec les études normales et banales du secondaire.

Je sais... Je sais! qu'il en est capable. :-) Et la Poly-Jeunesse est une excellente école. Il aura un(e) TES à temps plein, qui diminuera ses heures d’après les besoins de Tom; un local pour faire ses devoirs à l’école s'il le désire, un accompagnateur pour les 2 premières semaines de classe lors des transferts; un siège réservé assis derrière le chauffeur du bus; Il fera son entrée en avance d'un jour pour recevoir son horaire, son casier (ou il laissera ses livres) et rencontrera sa (son) TES. Bref, il sera très bien encadré pour que le passage primaire-secondaire se fasse le plus en douceur possible. Alors, il y a pas de raison de stresser!

Mais la raison et l'émotion sont de vieux adversaires! Je stress donc bien malgré moi. Parce que je connais bien le potentiel de des capacités de mon fils... et celui de ses limites aussi,  invisibles soient-ils. Et que je suis consciente que la réussite d'un passage comme celui-ci aura des répercussions pendants des mois, voir des années, contrairement à celles d'un enfant neurotypique.

Alors voila! Je stress. Bon gré mal gré.Que je le veuille ou non. Mais quand j'y pense, elle n'est pas anormale, cette angoisse. Et, qui sait? peut-être qu'elle sera celle qui me permettra de rebondir si besoin est. Alors, je la surveille du coin de l’œil et la contrôle du mieux de mon possible, pour en faire, le moment voulue, une bonne allier. J'aurai bien le temps de décompresser plus tard! Une chose à la fois! Ouf! 

Bonne Rentrée à Tous!

16 avr. 2013

16 AVRIL: UN ANNIVERSAIRE BIEN SPÉCIAL

Ce 16e jour de Avril est une jour bien spécial. Il est celui ou j'ai mis au monde cette étrange extension de moi,  semblable de par certains cotés et si beau dans son unicité. :-) Original, il a toujours été. Petite bête toute fripée, les joues bien gonflées, c est avec intensité qu'il a regardé le monde qu'il l'entoure. C'était il n'y a pas si longtemps, il me semble... c'était il y a 12 ans!

pas si long5temps... Mais je vous jure1 quel cheminement! En si peu de temps, il a accompli des miracles d'endurance, d'apprentissage, d,acceptation, de "decortissage", d’adaptation, de volonté!  Et d'amour, d'amitié, de solidarité...  Des miracles qui devraient prendre toute une vie a accomplir, lui, il a mis 12 années...  Alors, je sais, je SAIS! Qu'il accomplira de grande choses. :-) Aussi petites vous sembleront-elles.

Bonne fête, mon p'tit Tom!

24 févr. 2013

Reflexion matinale: Une vie amoureuse saine, rêve ou réalité?

Ah! L'amour... La tendresse... la sexualité...  Ils sont vitaux pour la survis de l'être et son équilibre psychique, au même titre que manger, dormir sous un toit et aller aux toilettes. L'arrivé d'un enfant différent vient modifier la définition d'une relation de couple. Certains réussissent à passer au travers de ces modifications et restent unis, voir plus unis. Ils sont des modèles... et des exceptions.  Pour bon nombre de familles d'enfants différents ou malades, c'est l'éloignement et la fin qui se présentent. Et ce pas si anormal quand on y pense; l'homme et la femme ne sont pas pareils, particulièrement quand on touche les émotions. Dans le contexte d'une famille différente, ils n'évoluent pas au même rythme, ni en prenant le même chemin. Et cet éloignement est plus souvent qu'autrement fatal au couple qui en est victime. Ainsi donc, au sain des familles différentes, le "monoparentalisme" est devenu une normalité.

Monoparental, à faible revenu (cela va de soi!), avec enfant différent... J'imagine bien le petit texte à mettre sur Match.Com: " Mère de famille de 45 ans,  recherche homme pour lui donner tout son 20%, disponibilité les mardi et jeudi,  pour relation sérieuse, ouvert d'esprit, émotivement stable et indépendant, n'a pas besoin d'être le premier, ni le deuxième... ni le 3e..., connaissance en armure féminine obligatoire, ne craint pas l'opposition et aimant les défis, expérience avec TDAH, TOP, Autisme,  un atout".

Nos enfants font de nous des parents différents. Dans notre façon de les élever, qui déroge définitivement de la structure parentale conventionnelle et socialement acceptable. Dans nos priorités et  notre évolution humaine. Et dans nos blessures. Différents, que nous sommes. A tous les niveaux...  Comment pouvons nous ainsi croire au potentiel d'une relation  amoureuse certes hors norme, mais saine... et viable dans le temps?  Quel est le secret pour y parvenir? Et bien, je ne le sais pas!

En fait, cette réponse, j'ai cessé de la chercher. Je vis. J'avance. Je continue. Parce qu'il y a des choix que je ne veux pas faire, et ne peux pas faire. Parce que c'est ainsi.  Voilà!


23 févr. 2013

Et une de plus!

Ma fille, Sarafaye, presque 8 ans, 4e au rang familial, a la bougeotte. Elle ne marche pas, elle court. Elle ne parvient pas à faire une suite de 2 tâches sans en oublier une. Genre : aller à la salle de bain pour me ramener une serviette, s’arrêter pour se laver les mains et revenir bredouille, sans la serviette! :-)  Il vaut mieux lui demander une chose, puis après l'autre chose. :-) Un rien la distrait. Impossible pour elle de faire ses devoirs dans la salle a diner si ses frères sont la, ou  dans  le salon a écouter la télé.  Lorsqu'elle lit, elle saute des mots ou les invente, rendant cette lecture pas toujours compréhensible. Elle ne peut rester assise sur une chaise sans se dandiner les fesses! Il n'est pas surprenant de la retrouvée sur mes épaules pendant que je discute avec une amie, assise à la table. Elle a beosin d'une structure claire et visible pour fonctionner. Elle est définitivement verbo-moteur: elle parle et parle et parle!!!!! loll

Depuis deja plusieurs années, je soupçonne ma fille de TDAH. Mais les spécialistes n'osaient pas. Parce que trop jeune... parce que non apparent à l’école les années précédentes; parce que son comportement est possiblement dû a son environnement familial. Hum.... 

C’est vrai que la vie avec un Autiste TDAH et un TDAH/TOP met de l'action dans la maison et joue un rôle de stimulant. Tout de même! La possibilité d'un tel diagnostique reste probable! Cette année, en 2e année primaire, les choses se détériorent. Sarafaye a du mal à répondre aux exigences académiques de son niveau. Elle a donc passé une évaluation de 3 sessions avec une psychologue privée. Résultat: TDAH avec dominance d'impulsivité! Aucun doute possible!

Bonne mais non surprenante nouvelle: elle n'a pas d'opposition et son estime d'elle-même est excellent!. Elle a aussi le désire de s’améliorer, d'apprendre. :-) Et elle a une ouverture d'esprit exceptionnelle. :-) Elle n'a pas le choix! Avec la famille qu'elle a!  lolll Qui a dit que la génétique n'était pas en cause?

Alors voila. Maintenant, on sait! En digne habitante de la Villa du Mouton Noir, ma fille est officiellement TDAH. Allez hop! aux adaptations scolaires maintenant!


Photo: Novembre 2012, maman et Sarafaye

NON À LA CONDAMNATION FINALE!

Il y a plusieurs années, avant d'avoir un quelconque diagnostique,  un psychologue de l'école m'a lancé:" Votre fils est un tueur en série potentiel, un futur psychopathe! Il n'y a rien à faire". Je me souviens encore très bien de la chaleur qui a infiltré mon coeur, de ma colère d'une telle affirmation; de mes poings qui se sont serrés et du cri  dans ma tête: " VOUS FAITES ERREUR!"

Mon fils de 6 ans? psychopathe? Tueur en....  
.... 
....

Oui, c'est vrai. Il n'avait alors aucune habilité sociale. C'était évident. Il poussait, mordait, criait, faisait des jambettes, insultait! Oui, il était agressif avec ses pairs. Plusieurs camarades de classes se sont retrouvés le nez en sang par ses coups. Il a tordu le poignet d'une éducatrice qui tentait de le maitriser. Oui, il n'avait pas d'empathie! Oui! il a deja lancé un chaton de quelques semaines sur un mur de la pièce comme une balle que l'on fait rebondir... pendant des semaines!

Mais non. NON!!!! Cet avenir ne pouvait pas faire partie des possibilités de celui de mon fils. Je ne pouvais  que ressentir cette vérité et non l'affirmer puisque je ne connaissais que l'image hollywoodienne du psychopathe, que mon fils n'avait alors pas de diagnostique et qu'il allait de plus en plus mal.  Pourtant, j'en avait la certitude.

Si, dans les années précédentes, j'avais lu sur mille et une problématiques, et que j'en avais éliminé bon nombre (!),  Cette fois la, c est à l'observation que je me suis plongée. Et j'ai noté... pour conclure par moi-même que mon fils n'avait pas le profil d'un psychopathe et ce, malgré qu'il est agit avec trouble de conduite pendant un certain temps... malgré qu'un professionnel l'est formulé en diagnostique officiel... Malgré qu'on n'en guérisse pas. Quelques mois plus tard (2007), après avoir passé par le "burn-out"  typique, je cessais de travailler pour me consacrer aux mieux être et à l'évolution de mes enfants.

Aujourd'hui, à presque 12 ans, Thomas démontre de l’empathie. Elle est étrange, certes, mais elle est bien présente. Il a des regrets sincères. Il  gère de mieux en mieux sa colère et exprime verbalement de plus en plus ses émotions. Il utilise les moyens acquis pour se défouler. Il est un enfant joyeux et bien dans sa peau.  Il n'a plus grand chose en commun avec le gamin non diagnostiqué de ses 6 ans.

Cette semaine, dans l'un de mes cours universitaires ( he oui! je suis retournée aux études!), nous avons survolé la personnalité du psychopathe. Ce qu'il est en tant qu'adulte... le comportement qu'il a probablement eu en tant qu'enfant... Et j'ai posé  la question ( Oui. je sais! j'ai parfois des tendances masochiste!) : "Un psychopathe avait-il un trouble de conduite en tant qu’enfant?"  "Oui, a-t-il répondu.  Mais..." Mais quoi!

Si tous les psychopathes avaient effectivement un trouble de conduite en tant qu'enfant, les enfants présentant un trouble de conduite ne deviennent pas systématiquement un psychopathe. Ce qui fera la différence est le milieu social et familiale. Son éducation parentale peut fait la différence. LE PARENT PEUT FAIRE LA DIFFÉRENCE! Haaaaaaaaaa......

Entre le bâtiment et ma voiture, j'ai pleuré. De joie, de soulagement, de victoire...

Même si j'ai toujours cru que nous pouvions améliorer les choses, qu'elle que soit cette amélioration!  - il n'y a jamais rien de jouer d'avance! -  un spécialiste, criminaliste de surcroit ! (mon prof est psychologue criminel - "Profiler" ) vient de me le confirmer. Il a chassé, d'un simple "MAIS", la tension cachée avec laquelle je vivais depuis 7 ans!

1 an après cette épisode avec le psychologue de l'école, Thomas recevait le diagnostique d'autisme et de TDAH. Et ceci a expliqué cela. Mes visions de simple mère se sont confirmés. Thomas n'a jamais été volontairement cruel; il n'a jamais planifié ses dires, ses actions. En fait, il n'agissait pas - n'agit pas! avec violence.: IL RÉAGIT! À l'époque, on le traitait comme un trouble de comportement. On le cassait ou tentait de le casser, l'intégrer à tout prix! Les épisodes du chat ont suivit le départ de son père et de son frère et se sont superposées à celles d'automutilation. Il avait 2 1/2 ans! Aujourd'hui, tout cela est explicable...

En tant que parent, il m'arrive parfois de douter de mon  impact positif sur mes enfants. Nous nous rendons responsable de leurs tords, mais rarement de leur bien-être.  En 2006, monoparentale,  j'ai eu peur de prendre une décisions qui nous mettait dans une situation dite" socialement difficile".. Je me suis retrouvée épuisée, à manqué mes tâches au travail ET a la maison, les deux étant incompatibles. Pourtant, quand on y pense, une réduction de nos responsabilités produit souvent l'effet contraire:  la tension baisse, la compréhension augmente, comme les petits bonheurs et la fierté des uns et des autres...  Pour moi, et chez moi, c'est définitivement ce que ça a fait. :-)  Au diable les vacances, la belle voiture, le chalet! Les chips et les gâteries!Et cette semaine, on m'a un peu dit que le prix a payer pour cette décision n'est rien, absolument rien! en comparaison avec ce qu'elle a comme potentiel positif. Je ne saurai probablement jamais l'impact réelle de cette décision. Je n'ai pas besoin de cette certitude. Le soupçon me comble amplement!

Cette simple déclaration d'un drôle de prof a effacé la culpabilité du choix d'une vie simple et basique. Elle m'a fait un bien fou.... Il y a parfois de ces gens qui ont, bien à leur issue, un impact majeur sur nos vies. :-) Merci! MERCI! Monsieur le Prof! je sais bien qu,on ne doit pas se servir du cour comme thérapie personnelle! Et je vous jure que là n'est pas le premier de mes objectifs! Je vous pris donc en avance d'excuser toutes mes questions futures! Juste au cas ou! ;-)

Photo: Décembre 2012. Antoine et Thomas